Tolle, lege, « Prends et lis » !

Après la collection « Guillaume Budé » fondée en 1917 et la « Bibliothèque de la Pléiade » en 1931, la collection des « Sources chrétiennes » (1941-1942) est l’une des grandes entreprises éditoriales francophones du XXe siècle. C’est la plus importante bibliothèque patristique au monde qui donne accès aux littératures chrétiennes anciennes, grecque et latine, mais aussi syriaque, copte, arménienne, arabe, géorgienne, éthiopienne … les textes fondateurs de toutes les Églises en amont des séparations ultérieures, plus de cinq cents volumes publiés à ce jour.

Fondée aux Éditions du Cerf par les Pères Henri de Lubac (1896-1991), Jean Daniélou (1905-1974) et Claude Mondésert (1906-1990), la collection des Sources chrétiennes édite les textes originaux des Pères de l'Église accompagnés d'une traduction française, de notes et de solides introductions qui situent les œuvres dans leur contexte historique et doctrinal. Des équipes de chercheurs scientifiques liés à l’Institut des Sources Chrétiennes à Lyon travaillent à ce renouvellement de nos connaissances sur plus d'un millénaire de la vie de l'Église d'Orient et d'Occident, un patrimoine commun de l'humanité.

Dernières parutions
Histoire ecclésiastique, Livres IV-VIProtestation – LettresRessourcement — Les Pères de l'Église et Vatican IIHistoire ecclésiastique
Instructions des laïcs, IIContre Eunome IIL'impuissance du diableHomélies sur la Résurrection, l'Ascension et la Pentecôte, I
Qui sont les « Pères de l’Église » ?

Le nom de « Père », d’abord donné par des chrétiens à leur évêque (par ex., au IIe siècle : à saint Polycarpe, à Smyrne ; au pape Éleuthère, par les Martyrs de Lyon), s’étendit bientôt à tous les évêques. Vers le IVe siècle, il désigne même des hommes qui n’étaient pas évêques, mais jouissaient d’une autorité doctrinale incontestée. Et c’est peu à peu, à partir de cette époque, que s’établit, dans l’enseignement de la doctrine, l’usage de recourir à l’autorité d’un certain nombre d’auteurs désignés, au sens strict, comme « Pères de l’Église » selon les quatre critères suivants : pureté de la doctrine, sainteté de vie, approbation de l’Église, ancienneté, c’est-à-dire appartenance aux premiers siècles.

Mais, au sens large, on a également assez tôt donné ce titre d’une façon générale aux auteurs ecclésiastiques anciens, si bien que le mot « patrologie » s’emploie aujourd’hui pour désigner l’histoire de la littérature chrétienne ancienne. Et ceux qui écrivent cette histoire n’excluent pas les œuvres de certains hérétiques, dont l’étude est souvent indispensable pour bien comprendre l’histoire même de la Tradition.

Quelles sont, dans le temps, les limites de la période des « Pères » – ou « période patristique » ? S’il est évident qu’elle commence immédiatement après les Apôtres, on l’arrête généralement à saint Isidore de Séville (VIIe siècle) en Occident et à saint Jean Damascène (VIIIe siècle) en Orient. Mais on peut assez facilement étendre la période patristique jusqu’à saint Bernard de Clairvaux (XIIe siècle) chez les Latins, et même à des auteurs plus tardifs chez les Grecs.

Pour mieux connaître les Pères de l’Église, ce site web, issu du petit livre de Claude Mondésert (1979) revu par Jean-Noël Guinot (2010) propose et présente une collection moderne de textes, traduits et annotés : la collection « Sources Chrétiennes ».

L'œuvre désormais classique du Pr. Johannes Quasten (1900-1987) est également disponible intégralement et librement en lecture numérique sur le site des Éditions du Cerf :

    • Initiation aux Pères de l'Église, I [1955 - 412 pages]
    • Initiation aux Pères de l'Église, II [1957 - 550 pages]
    • Initiation aux Pères de l'Église, III [1963 - 856 pages]
    • Initiation aux Pères de l'Église, IV [1986 - 804 pages]

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La Collection « Sources chrétiennes »
Lire les Pères de l'Église dans la collection « Sources chrétiennes »